L’insécurité à l’Est : Les maraichers font preuve de résilience

Au Burkina Faso, la période de mars à mai est une période favorable au maraîchage. Mais, comment cette culture est pratiquée dans les zones touchées par l’insécurité ? Pour mieux comprendre, le dimanche 21 mars 2021, nous embarquons dans le car, camera et calepin en mains, direction l’Est du pays ! Le cap a été mis particulièrement sur les villages de Sakoani et Boudieri dans la commune rurale de Kantchari, province de la Tapoa.

Peint en rouge sur la carte du Burkina par de nombreuses institutions internationales, la vie continue toujours son cours dans la région de l’Est. Si de nombreuses personnes ont choisi de partir comme le témoigne le nombre de déplacées internes (près d’un million au niveau national), certains préfèrent la résilience à la fuite. Attachés à la terre de leurs ancêtres, ils ont choisi de rester au péril de leurs vies et de mener l’activité dont ils ont hérité de leurs parents : le maraîchage ! 

Nous traversons la capitale de l’Est Fada N’gourma. Le relief et la végétation sont très différents de celle du plateau central. La brousse est grande et il faut parcourir des centaines de kilomètres pour voir la ville. Dans la ville, tout est calme, l’affluence est moins importante par rapport aux années antérieures. Sans doute du fait de l’insécurité.
Avec la peur au ventre, nous traversons le village de TawalbougouOugarouMatchacoali avant d’arriver dans le village de Sakoani situé à 128 km de Fada N’gourma. Sakoani, village problématique qui a déjà été la cible d’Hommes Armés Non Identifié (HANI) et de plusieurs tentatives d’affrontements entre groupes ethniques. Toute chose qui a occasionné des vagues de déplacement et la fermeture des écoles. L’administration publique n’y existe pratiquement plus. Le village est désert et chacun se méfie de son voisin. 

         « Que tu fuies où que restes, la mort va te rattraper ! »
Au bord du barrage, des jeunes abreuvent quelques troupeaux. Plus loin, on aperçoit quelques jardins de cultures maraîchères. Vue de près le paysage est époustouflant. On aperçoit de grands étendus de champs de choux, de tomates, d’oignons, d’aubergines, et même de gombos. Des légumes frais, on oublierait même l’insécurité présente dans ce village. « Je pratique ce travail depuis ma naissance, je ne sais rien faire d’autres. Ce sont mes parents qui m’ont appris le jardinage et ceci constitue ma principale source de revenu » a déclaré T. B, notre premier interlocuteur.

      Pour lui, il est hors de question de fuir face à l’insécurité. « Que tu fuies ou que tu restes, la mort va te rattraper, nous n’avons pas le choix que de rester, fuir et aller où ?» A-t-il marmonné.
B. O, lui est titulaire de plusieurs hectares de champs de choux et d’oignons. Pour lui, si l’insécurité ne les a pas empêchés de produire, ils subissent les conséquences directes de ce fléau. « En plus de vivre constamment dans la peur et en alerte, il arrive des fois que nous errions, ou, nous nous cachons à cause des terroristes. Nous venons travailler et repartir nous cacher parce que nous n’avons pas le choix que de travailler pour survivre. Le maraîchage est notre source de revenu.»
Autre conséquence, les méventes et le manque de soutien. Du fait de l’insécurité de nombreux projets de développement ne leur viennent plus en aide. Les maraîchers, sont laissés à eux même. « Quand il n’y avait pas l’insécurité, par mois, je pouvais vendre entre 30 000 et 40 000 francs, maintenant avec la situation actuelle, les marchés sont inaccessibles, nous produisons et ça pourrit… Nous ne gagnons pas grand-chose. À peine notre investissement » a déploré Boniface.

 Plus loin, nous arrivons à Boudiéri, après avoir traversé les villages de Sampieri et kantchari. Boudieri est un département de la commune rurale de Kantchari, situé à 179 kilomètres de Fada n’gourma et à une trentaine de kilomètre de Diapaga le chef-lieu de la province de la Tapoa.
Ici, la production est beaucoup plus importante qu’à Sakoani. C’est plus de 7 kilomètres d’hectares exploités par deux associations de plusieurs maraîchers. L’arrosage est semi-automatisé. Mais c’est le même constat. B. A.O. nous promène dans son champ de tomates. Les cultures pourrissent et ne sont pas rentables. « Je ne fais rien d’autre que le jardinage, depuis que j’ai abandonné l’école après le CEP. Notre véritable problème, c’est le manque d’eau quand nous produisons. Nous n’avons pas de soutien et les cultures pourrissent. »
Selon N L, est membre du bureau des maraîchers de Boudiéri, ce village n’a jamais subit particulièrement d’attaques ou de menaces terroristes, par contre, il subit les conséquences de l’insécurité dans la région. « Les gens aiment travailler à Boudiéri, mais nos partenaires techniques et financiers ont peur de venir dans la zone ». À cela, il ajoute : «Il y a les méventes, vendre est plus difficile pour nous que de produire. Nous produisons et ça pourrit parce que nous n’arrivons pas à écouler. »
Outre ces multiples difficultés, les paysans déplorent l’ensablement des barrages dans les deux villages. C’est un cri de cœur que ces paysans lancent aux autorités pour l’aménagement des barrages de Sakoani et de Boudiéri afin que l’eau ne tarisse pas dans ces points d’eau importants pour la survie des populations, des animaux et des plantes
Si la situation sécuritaire dans l’Est du Burkina semblait stable, au moment où nous écrivions ces lignes, le poste de gendarmerie de Tanwalbougou a été attaqué le mardi 6 avril 2021. Et lors de cette attaque, 4 Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et 3 gendarmes sont tombés.


Awa Mouniratou

Légendes :

  1. Le barrage de Sakoani est ensablé et les paysans lancent un cri de cœur pour son aménagement
  2. A Sakoani du fait de l’insécurité les VDP sont installés, contrairement à Boudiéri ou la situation sécuritaire est plus stable
  3. Champs de tomates, choux et oignons à perte de vu
  4. A Boudierie, ils cultivent même de la pomme de terre !

L’avenir sécuritaire du Sahel tend à s’assombrir


Après l’arrêt des opérations d’engagement armé de la force barkhane au Mali, qui devrait se tourner maintenant vers l’opération takuba dont la mission est de renforcer (former) les armées des pays du Sahel, il s’avère, aux dernières nouvelles, que cette dernière initiative a aussi du plomb dans l’aile.

Plusieurs pays européens qui avaient donné leur accord pour participer à l’opération takuba, se désistent l’un après l’autre. Après la Belgique qui a annoncé le 19 mai 2021(ministre de la défense L. Dedonker) sa décision de ne plus envoyer de troupes au Sahel, le Danemark, après plusieurs autres pays européens, selon certains activistes (Nathalie Yamb), serait également revenu sur son intention de participer à la force takuba.
Autre préoccupation, et pas des moindres, l’aide financière devant permettre à la force takuba de se mettre en place et de commencer ses opérations serait de plus en plus difficile à trouver. De sources diplomatiques, le parlement européen qui réchignait déjà à maintenir le financement de l’Union Européenne de l’opération takuba serait devenue encore plus frileuse après la brusque décision française de mettre fin à l’opération barkhane. Cette décision va amplifier le scepticisme des députés européens et leur hésitation à concrétiser cette opération aux contours de plus en plus flous.


Au Sahel même, depuis l’annonce du président français de mettre fin à la forme actuelle de l’opération barkhane, on ne perçoit aucun mouvement de réaction des chefs d’Etats des pays les plus concernés par le terrorisme. Pourtant, l’annonce d’Emmanuel Macron comporte des forts risques d’aggravation de l’insécurité pour des pays déjà très lourdement meurtris par le terrorisme. En effet, les soldats français ne vont plus courir derrière les terroristes sur le terrain, ils ne vont plus que procéder à des formations des troupes du Mali, du Niger, du Burkina Faso, ou de la Mauritanie et du Tchad. D’ailleurs, cela nécessite un renouvellement total des cinq mille cent (5100) hommes de barkhane pour remplacer les fantassins et autres unités d’élites par des instructeurs, et ce renouvellement peut prendre beaucoup de temps, en tout cas suffisamment pour que les groupes armés terroristes reçoivent des renforts de Lybie et de Boko Haram pour lancer des offensives de grande envergure et très meurtrières comme le récent massacre de cent soixante personnes à Solhan, au nord du Burkina Faso, dans la nuit du 4 au 5 juin dernier.
On se serait attendu à un branle-bas de combat des autorités politiques et militaires des pays concernés, sous forme de rencontres ad hoc et de réajustement stratégique pour pallier au retrait français. La CEDEAO ou, pour le moins, le G5 Sahel devraient déjà être en activité autour de la nouvelle donne sécuritaire ouest africaine. Le silence régional annonce des lendemains très incertains pour la stabilité des pays sahéliens.

DÉCLARATION ET APPEL DES PEUPLES DE LA CEDEAO À LA SAGESSE AFRICAINE DANS LA GESTION DE LA CRISE ACTUELLE AU MALI

À L’ATTENTION DU SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE LA CEDEAO DU 30 MAI 2021 SUR LA SITUATION AU MALI DE QUOI S’AGIT-IL ?

La sous-région ouest africaine connaît une préoccupation de taille depuis le 25 mai 2021 où le Mali a vu la démission du Président de la Transition et de son Premier Ministre. La source de tous ces événements remonte à la crise multidimensionnelle de 2012, qui a installé le Mali dans un cycle de crises politiques, sécuritaires et institutionnelles aigues. En effet, l’insurrection séparatiste s’est complexifiée en terrorisme violent et l’imposition d’une guerre asymétrique au Mali et à ses voisins. Depuis, le pays navigue difficilement, à la recherche de la sécurité, de la paix, de la stabilité, de la démocratie et de l’Etat de droit.

Par l’Arrêt n°2021-02/CC/VACANCE DU 28 MAI 2021, La Cour Constitutionnelle du Mali a : 1. « Constaté la vacance de la Présidence de la Transition suite à la démission de Monsieur Bah N’Daw, Président de la Transition, Chef de l’État » 2. « Dit que le Vice-Président de la Transition exerce les fonctions, attributs et prérogatives de Président de la Transition pour conduire le processus de Transition à son terme ». Cette consécration juridique d’un fait politique a été acceptée, outre les condamnations de principe, par l’ensemble des acteurs majeurs de la scène sociopolitique du Mali, à savoir les partis politiques, les syndicats, la société civile et même la « grande muette » qu’est l’armée dans tous ces corps d’armes. Les religieux ne sont pas en reste de cet élan. Les observateurs extérieurs du Mali, les démocrates africains et les populations africaines constatent, de par plusieurs sources probantes, l’existence d’une tendance majoritaire des maliens à accepter les événements du 25 mai dernier, et à poursuivre la transition politique avec des organes transitoires en partie « renouvelés ».

Les oppositions notées contre la démission de M. Bah N’Daw, restent largement résiduelles et parcellaires. Reconnaissant la responsabilité de la CEDEAO à connaitre des affaires touchant à la paix et à la sécurité dans notre espace commun, Prenant en compte la forte implication de la CEDEAO dans tout le processus de résolution de la crise au Mali depuis les évènements d’Août 2020, qui a conduit à l’adoption de la Charte de la Transition et à la constitution des organes de la Transition, Les acteurs citoyens de la CEDEAO lancent une alerte aux Chefs d’Etats des pays membres de la CEDEAO, dans le cadre de leur Sommet du dimanche 30 mai 2021 à Accra, sur la nécessité d’apporter un traitement équilibré et réaliste à la situation malienne, en considérant les arguments suivants : – – – La gouvernance politique et les développements liés au pouvoir d’Etat sont une affaire interne de la République du Mali et du Peuple malien, en tout premier lieu. Il est fondamental de reconnaitre la souveraineté des maliens à décider de qui dirige leur Etat et leurs institutions. Les interventions des autres Etats et des institutions auxquelles le Mali est partie, ne devraient, en aucun cas, entraver la bonne marche du Mali vers la démocratie et l’Etat de droit, dans la Paix et la Sécurité, pour le Bien-être de ses citoyens et de toute les populations qui vivent sur son sol. Le péril sécuritaire dans lequel se trouve plongé toute la sous-région et dont le Mali est la première ligne de front, exige un traitement des turbulences sociopolitiques au Mali, qui n’aggrave pas la capacité du Mali à faire face aux groupes armés irrédentistes qui occupent une partie de son territoire et menacent aujourd’hui tout l’espace CEDEAO, en l’absence d’une réponse appropriée à cette menace.

Toute sanction, de nature politique, diplomatique ou économique contre le Mali fragiliserait davantage ce pays. La CEDEAO, dans son ensemble, fait face à d’importants défis qui représentent des priorités pour ses populations et qui mériteraient de connaitre plus l’intérêt et l’engagement des Chefs d’Etat. En tête de ses priorités : Une réponse globale urgente et définitive à l’insécurité et à la fragilité du Sahel qui durent depuis plusieurs décennies ; La pauvreté chronique des populations, servant de sources et de causes à tous les dysfonctionnements des Etats de l’ensemble des pays de notre espace commun. Rappelons que cet espace comprend les pays les plus pauvres de la planète, selon des classements persistants. Et cela nous est renvoyé quotidiennement comme une preuve des insuffisances de la gouvernance de nos États ; L’affaissement économique progressif des Etats de la CEDEAO est devenu une préoccupation mondiale matérialisée par la décision du G20 de trouver des ressources exceptionnelles aux pays africains, en particulier sub-sahariens, afin « d’éviter le décrochage économique de l’Afrique ».

Les besoins de financement des économies africaines s’élèvent à 425 milliards de dollars pour la période 2021-2025, et les 33 milliards de dollars qui seront disponibilisés par les DTS du FMI sont très loin de suffire à inverser la tendance, en considération précisément des incapacités des Etats africains à se sortir eux-mêmes de l’ornière, par des politiques assumées dans l’intérêt des populations. – Au plan international, il est aisé de constaté l’indication forte donnée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, exprimée par sa condamnation de principe des événements du 25 mai (Conseil de sécurité du mercredi 26 mai 2021), conformément au cadre juridique de préservation de la paix, et de prévention et de résolution des crises attentatoires à la paix et à la sécurité, sans toutefois adopter de sanctions pouvant aggraver la situation déjà difficile du Mali et du Sahel.

Le Conseil de Sécurité a bien compris que la situation actuelle que vit le Mali ces derniers jours, n’est d’autre qu’une composante d’une crise plus vaste, plus profonde et qui ne peut se résoudre par des sanctions à l’endroit d’un pays qui peine déjà à retrouver la paix sociale. NOTRE APPEL Au regard de toutes les considérations ci-dessus évoquées, il apparait primordial pour nous, citoyens de l’espace CEDEAO, décidés à nous impliquer davantage dans la gouvernance de nos affaires, interpellons les Chefs d’Etats, à développer une appréciation pragmatique de la situation malienne. Prioritairement, à privilégier la volonté et l’intérêt du peuple malien sur les autres considérations. Aussi, nous lançons un vibrant appel au Sommet des Chefs d’Etats d’Accra, du 30 mai 2021 à : – – – – – Avoir en tête, les raisons et soucis qui ont prévalu à leur prise de position quant au changement violent intervenu au Tchad et qui sont les mêmes, si ce n’est en pire, pour le Mali ; Prendre acte de la nécessité de poursuivre la Transition politique, conformément à la volonté du Peuple malien ; Renforcer l’accompagnement du Mali dans les secteurs sécuritaire, budgétaire et politique, afin de sortir dans les meilleurs délais, de la zone de turbulence ; Respecter les objectifs originels de la CEDEAO qui sont de préserver la paix et la sécurité dans notre espace commun, de promouvoir l’intégration régionale et de parvenir à la CEDEAO des peuples dont l’horizon était 2020, mais qui est largement dépassée, alors que la CEDEAO chemine vers son cinquantenaire ; S’abstenir de toute sanction contre le Mali, qui ne ferait qu’aggraver une situation sociopolitique et économique déjà fragile. Nous tenons à rappeler aux chefs d’État, cette tradition africaine qui nous enseigne l’obligation morale de soutenir du mieux qu’on peut son voisin, lorsque celui-ci traverse des difficultés.

Appel initié par deux (2) citoyens de la CEDEAO :

1. Aly MANA

2. Siaka COULIBALY

Réunion des Chefs d’état-major généraux du G5 Sahel : La lutte contre le terrorisme au centre des échanges

La réunion du Comité de Défense des pays du G5 Sahel a débuté le mercredi 26 mai 2021 à l’hôtel de l’Amitié de Bamako. Cette rencontre va regrouper jusqu’au vendredi 28 mai 2021 les Chefs d’état-major généraux des Armées des pays membres de cette organisation. L’événement est placé sous la présidence du Général de Brigade tchadien Idriss Amin Ahmed, représentant le Président du Comité de Défense et de Sécurité du G5 Sahel, son compatriote le Général de corps d’Armée Abakar Abdelkrim Daoud.

Il s’agit au cours de cette 11ème réunion, d’examiner particulièrement le rapport d’activité du Commandant de la Force conjointe du G5 Sahel, le rapport d’activités et des réalisations du Collège de Défense du G5, le projet des textes portant création, organisation et fonctionnement du Centre de Fusion de Renseignement et enfin de faire le point de situation sécuritaire par pays.

Dans son mot de bienvenue, le Chef d’état-major général des Armées du Mali, le Général Oumar Diarra a exprimé toute sa gratitude pour le choix porté sur notre pays afin d’abriter cette rencontre très importante pour les pays du sahel confrontés à un problème d’insécurité sans précèdent. Le Général Diarra a ensuite invité l’assistance à observer une minute de silence à la mémoire du Président Idriss Déby Itno ainsi qu’à tous nos frères d’armes tombés sur le champ d’honneur.

Pour sa part, le Général Idriss Amin Ahmed, a remercié tous les pays membres du G5 pour leur solidarité au peuple tchadien lors du décès du Maréchal Déby Itno. « Lors de cette épreuve difficile pour la nation tchadienne, le G5 s’est montré solidaire pendant les obsèques du Maréchal par la présence de tous les Chefs d’Etat des pays membres à N’Djamena », a-t-il salué.

Il a en outre apprécié le dynamisme du Général commandant la Force conjointe du G5 pour la mise en œuvre diligente des conclusions de la réunion des ministres en charge de la Défense élargie aux chefs d’état-major des Armées et aux chefs d’état-major des Armées de l’Air en lançant diligemment l’opération « SAMA 3 ». Au Général Idriss Amin Ahmed de conclure que le Tchad ne faillira pas à ses engagements internationaux de lutte contre le terrorisme.

Notre Santé: La fistule obstétricale

La fistule obstétricale est une lésion liée à l’accouchement qu’il est possible de prévenir et dans la plupart des cas, de guérir. Dans beaucoup de pays africains, les femmes victimes de la fistule obstétricale sont stigmatisées ; voir rejetées de leurs milieux sociaux. Dans ce numéro de votre émission Notre Santé, nous découvrirons Hayata, une pensionnaire du centre oasis de Bamako pour des soins de la fistule obstétricale contractée lors de son dernier accouchement. Abonnez-vous à nos différentes plateformes pour ne rien rater de nos émissions.

Reportage: Femme battante, à 59 ans le beurre de karité est un trésor pour lady

Si certaines estiment que leurs féminités leur imposent des limites et des obstacles, d’autres par contre ont su repousser ces limites par leur ardeur au travail et leur combattivité malgré l’âge avancé. Ce numéro  nous emmène à Léo dans la province du Sissili à environ 167 km de la capitale Burkinabè, Ouagadougou.  Dans cette commune rurale, nous irons à la découverte des femmes battantes de l’association Nununa, qui font de la production du beurre de karité leur principale source de revenue. Elles ont entre 35 et 60 ans, veuves pour certaines, chefs de famille pour d’autres, elles ont toutes une ambition : Surmonter les difficultés de la vie et avoir un revenu décent. Pour y parvenir les amandes de Karité sont pour elles une alternative.