Assassinat d’un jeune à Tanghin Dassouri: Communiqué du Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga I

Dans la matinée du mercredi 9 décembre 2020, nous avons été informé de ce qu’un jeune homme a succombé à des coups de feu tirés par un élément du commissariat de police du district de Tanghin-Dassouri.
Sans désemparer une équipe de mon parquet composée de deux (2) substituts du procureur s’est transportée sur le terrain pour diriger les constatations d’usage menées par des officiers et agents de police judiciaire de notre ressort.

Pour les besoins des actes médico-légaux, le corps de la victime a été transporté à la morgue d’un hôpital de Ouagadougou.
Le fonctionnaire de police en cause est gardé à vue pour les besoins de la procédure.
Tous les actes d’enquête seront diligemment posés pour élucider les circonstances de ce tragique incident et permettre l’application de la loi.
Nous présentons à la famille et aux proches de la victime nos sincères condoléances. Nous leur manifestons toute notre compassion dans cette douloureuse épreuve et les invitons à la préservation de la tranquillité publique.
Fait au Parquet le 10 décembre 2020


Le Procureur du Faso YODA Harouna

𝐄𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐥é𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝟐𝟐 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟎: 𝟔𝟒𝟕 𝐜𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐫𝐞𝐜𝐞𝐧𝐬é𝐬.

𝐋𝐚 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐇𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬 (𝐂𝐍𝐃𝐇) 𝐚 𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭é à 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 à 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 é𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝟎𝟕 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟎.

La mission d’observation s’est déroulée avant, pendant et après le scrutin et ce, sur une période de dix (10) jours, du 15 au 25 novembre 2020 dans sept (7) régions dont cinq à fort défi sécuritaire que sont la Boucle du Mouhoun, le Centre-Nord, l’Est, le Nord, le Sahel et les deux régions abritant les deux plus grands centres urbains ( Région du Centre et celle des Hauts-Bassins).

𝟔𝟒𝟕 incidents ont été remontés à la cellule de veille par les moniteurs et observateurs.

La région du Centre a connu le plus d’incidents avec des statistiques faisant cas de 𝟏𝟒𝟎 incidents relevés, 𝟏𝟑𝟏 dans les Hauts Bassins, 𝟕𝟎 au Centre-Nord, 𝟒𝟏 au Sahel, 𝟑𝟖 dans la région de la Boucle du Mouhoun, 𝟏𝟏𝟔 au Nord, et 𝟏𝟏𝟏 à l’Est.

Les incidents étaient liés aussi bien aux opérations électorales, au développement des activités des partis politiques qu’à la situation sécuritaire.

𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐦𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞

Ce sont entre autres le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, le droit à la liberté de circulation et le droit à la liberté d’aller et de venir, le droit à la liberté d’opinion et à la liberté d’expression, le droit à la liberté d’information, le droit à la non-discrimination, le droit à un recours, le droit à la santé et au bien-être, le droit à l’éducation.

𝐒𝐲𝐧𝐭𝐡è𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐬

1- 𝐀𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐫𝐮𝐭𝐢𝐧 *Les incidents l𝐢é𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 é𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬

  • Arrêt des cours ou parfois déplacement des écoliers dans des lieux non-appropriés aux études dû aux formations des membres de bureaux de vote dans des écoles ;
  • Annulation de certains bureaux de vote la veille du scrutin pour des raisons de sécurité suscitant des plaintes de mécontentement notamment dans les régions de l’Est, du Sahel et de la Boucle du Mouhoun. *𝐋𝐢é𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐝é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
  • Cas d’achats de conscience généralisés (monnayage de la participation aux meetings de campagne, distribution d’essence et de nourriture) ;
  • Arrachage d’affiches de campagne ;
  • Perturbation des cours dû au Meeting de campagne organisés dans des écoles ou à proximité ;
  • Discours de haine, menaces et provocations (incluant des stigmatisations ethniques) de militants de partis sur les populations, y compris femmes et personnes déplacées dans certains cas. *𝐃é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬
  • Les incidents sécuritaires concernent l’absence des forces de sécurité lors des évènements de campagne. 2- 𝐋𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐥𝐢é𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐜𝐫𝐮𝐭𝐢𝐧 *𝗢𝗽é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 é𝗹𝗲𝗰𝘁𝗼𝗿𝗮𝗹𝗲𝘀
  • Non priorisation des personnes âgées, des personnes vivant avec un handicap, des femmes enceintes et/ou allaitantes dans les files ;
  • Altercation entre militants de partis politiques dans certaines localités notamment dans les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun et le Centre-Nord;
  • L’impossibilité pour certains titulaires de carte d’électeur d’exercer leur droit de vote pour diverses raisons (annulation des bureaux de vote et non inscription des électeurs sur les listes);
  • Annulation et non ouverture de bureaux de vote dans certaines localités des régions du Sahel, de l’Est et de la Boucle de Mouhoun pour raison d’insécurité.
  • L’inobservation des mesures barrières de lutte contre la Covid-19. *𝗗é𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀

Influence de vote

  • Des militants de partis politiques orientaient le choix des électeurs;
  • Cas d’une bagarre entre une électrice et deux agents du bureau de vote séparée par les forces de l’ordre dans la région du Nord;
  • Affrontement entre militants de partis politiques dans les Hauts Bassins.
    Développements sécuritaires
  • Absence de force de sécurité dans certains centres de vote (exemple
  • Absence de sécurité dans les villages de Rawonde et Rikba (Nord) ;
  • Des hommes armés non identifiés (Hani) ont enlevé et exécutés des VDP et fait des victimes à Koumbri dans le Yatenga (Nord) ; 3- 𝗟𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗰𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮𝗽𝗿è𝘀 𝗹𝗲 𝘀𝗰𝗿𝘂𝘁𝗶𝗻
  • Interruption du processus de proclamation des résultats suite à des divergences sur le mode de compilation mais aussi le retrait des commissaires de l’opposition.

Cela fait suite à la déclaration des candidats signataires de l’accord politique de l’opposition qui dénonçait non seulement les conditions d’organisation des élections couplées du 22 novembre 2020 mais aussi et surtout la non compilation manuelle des résultats au niveau des centres communaux de compilation des résultats (CCCR) conformément au Code électoral.

  • Incitation de la population par l’opposition à la contestation des résultats présidentiels provisoires proclamés par la CENI.
  • Allégations d’irrégularités pendant le scrutin qui a donné suite à la saisine du Conseil constitutionnel pour des recours en annulation du scrutin dans quatre bureaux de vote dans la commune de Banh, dans trois communes de la province de la Sissili (Bieha, Léo, Silly), dans le bureau de vote n°1 du CEG de Imasgo dans la province du Boulkiemdé, dans la circonscription électorale du Sourou, de la Tapoa.

𝗟𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗼𝗻𝘁 é𝘁é 𝗳𝗼𝗿𝗺𝘂𝗹é𝗲𝘀 à 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗻𝗶𝘃𝗲𝗮𝘂𝘅.

  • 𝗔 𝗹’𝗘𝘁𝗮𝘁.
  • Poursuivre les opérations de sécurisation du territoire pour permettre à, tous les électeurs de voter sur l’ensemble du territoire pour les prochaines échéances;
  • Appliquer la loi dans toute sa rigueur en cas de violation des dispositions du code électoral ;

– Faire respecter les mesures barrière de lutte contre la COVID-19;

  • Poursuivre la sensibilisation des populations sur les droits humains.

𝐀 𝐥𝐚 𝐂𝐄𝐍𝐈

  • Améliorer l’organisation des opérations de vote ;
  • Assurer une meilleure formation des membres du bureau de vote sur les opérations de vote et les droits humains;
  • Assurer l’effectivité du droit de vote à tous les citoyens détenteurs de la carte d’électeur;
  • Assurer l’effectivité du droit de vote à tous les détenus non déchus de leur droits civiques ;
  • Prévoir des aménagements spécifiques pour faciliter le vote des personnes en situation de handicap;
  • Prévoir un dispositif de priorisation au profit des personnes vulnérables.

𝗔𝘂𝘅 𝗰𝗮𝗻𝗱𝗶𝗱𝗮𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗮𝘂𝘅 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀

– Respecter le code électoral;

  • Renforcer les capacités des militants sur les questions électorales;
  • Renforcer les capacités des militants sur le civisme.

Oumar Coulibaly

La pollution des sols, un risque pour notre santé et notre sécurité alimentaire

Chaque année, le monde entier célèbre la Journée mondiale des sols le 5 décembre afin de sensibiliser aux défis croissants de la gestion des sols et de la perte de biodiversité des sols, et d’encourager les gouvernements, les communautés et les individus du monde entier à s’engager à améliorer la santé des sols.

« Nous dépendons, et continuerons à dépendre, des services écosystémiques fournis par les sols », explique Abdelkader Bensada, expert des sols au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Alors que la pollution des sols n’a traditionnellement pas reçu la même attention que des questions comme la plantation d’arbres, la dynamique mondiale s’est accélérée en 2018, lorsque l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié une étude révolutionnaire : La pollution des sols : Une réalité cachée.  

Le rapport révèle que les principales sources anthropiques de pollution des sols sont les produits chimiques utilisés ou produits comme sous-produits des activités industrielles, les déchets domestiques, animaux et municipaux (y compris les eaux usées), les produits agro-chimiques et les produits dérivés du pétrole.

Ces produits chimiques sont rejetés dans l’environnement accidentellement, par exemple lors de déversements de pétrole ou de lixiviation à partir de décharges, ou intentionnellement, par l’utilisation d’engrais et de pesticides, l’irrigation avec des eaux usées non traitées, ou l’épandage de boues d’épuration sur les sols.

Le rapport a constaté que la pollution des sols a un impact négatif sur la sécurité alimentaire de deux façons : elle peut réduire les rendements des cultures en raison des niveaux toxiques de contaminants, et les cultures qui poussent sur des sols pollués sont impropres à la consommation par les animaux et les humains. Le rapport exhorte les gouvernements à aider à réparer les dégâts et encourage de meilleures pratiques de gestion des sols pour limiter la pollution agricole.

Dans le prolongement de l’étude de 2018, le PNUE, le Partenariat mondial pour les sols, le Groupe technique intergouvernemental sur les sols, l’Organisation mondiale de la santé et le Secrétariat des conventions de Bâlede Rotterdam et de Stockholm travaillent à un autre rapport sur l’étendue et les tendances futures de la pollution des sols, y compris les risques et les impacts sur la santé, l’environnement et la sécurité alimentaire. Ce rapport, qui devrait être publié en février 2021, s’appuie sur un autre rapport du PNUE intitulé « Vers une planète sans pollution » (rapport en anglais).

« La pollution des sols peut entraîner l’apparition de nouveaux ravageurs et de nouvelles maladies en modifiant l’équilibre des écosystèmes et en provoquant la disparition des prédateurs ou des espèces concurrentes qui régulent leur biomasse. Elle contribue également à la propagation de bactéries et de gènes résistants aux antimicrobiens, ce qui limite la capacité de l’humanité à faire face aux agents pathogènes », explique M. Bensada.

La pollution peut également entraîner une diminution de la qualité des sols au fil du temps, ce qui rend la culture plus difficile. Actuellement, la dégradation des terres et des sols touche au moins 3,2 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale.

La Charte mondiale des sols révisée de la FAO recommande aux gouvernements nationaux de mettre en œuvre des réglementations sur la pollution des sols et de limiter l’accumulation de contaminants au-delà des niveaux établis afin de garantir la santé et le bien-être de l’homme, un environnement sain et des aliments sûrs.

Les sols contaminés sont également une cause majeure de la dégradation des terres – un problème qui est au cœur de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030. Menée par le PNUE, la FAO et des partenaires, cette initiative est un appel mondial à l’action visant à intensifier la restauration des écosystèmes terrestres, côtiers et marins au cours des dix prochaines années. Il s’agit notamment de promouvoir des pratiques durables pour améliorer la gestion des sols.

« Les sols ont un rôle clé à jouer dans la Décennie des Nations unies par ses fonctions écosystémiques, car ils influent sur la régulation de l’eau, le recyclage des nutriments, la production alimentaire, le changement climatique et la biodiversité des écosystèmes terrestres », affirme M. Bensada. « Il est essentiel de passer de la dégradation des sols à des pratiques de restauration des sols pour assurer la sécurité alimentaire et le bien-être des générations à venir ».

Pour plus d’informations, veuillez contacter Abdelkader Bensada : abdelkader.bensada@un.org

Source: http://www.unep.org/actualites-et-recits/recit/la-pollution-des-sols-un-risque-pour-notre-sante-et-notre-securite

la Fondation Tamou commémore La journée Internationale des personnes handicapées en peinture.

La journée Internationale des personnes handicapées a été particulièrement commémorée ce jeudi 03 décembre 2020 par la Fondation Tamou. En en effet elle a débuté par une donation au centre de prise en charge éducative des enfants autistes et déficients intellectuels de l’Association Burkinabè d’Accompagnement Psychologique et d’Aide à l’Enfance. Cette donation marque le début de la série d’activité pour mettre en exergue cette journée internationale des personnes handicapées.

Avec une dizaine d’enfants pensionnaires du centre de prise en charge éducative des enfants autistes et déficients intellectuels de l’Association Burkinabè d’Accompagnement Psychologique et d’Aide à l’Enfance, la Fondation Tamou est allé à Silmissin  sur le site prévu pour la construction de son futur siège dans la commune rurale de Komsilga au Sud de Ouagadougou. Ojectif, deux activités phares : peinture murale et équitation.

Pour la peinture murale, la dizaine d’enfants a été coaché par Monsieur Sylvain Dembélé dit Olympio maitre dans l’art dans une série d’activités artistiques : peinture, batik ect… Il a expliqué aux dix (10) enfants choisis par le centre de l’ABAPE comment il faut procéder pour réussir son œuvre. Chacun des enfants a expliqué son choix de dessin qu’il voulait réaliser. Les  enfants qui ont un handicap poussé ont été assistés par les trois encadreurs du centre de l’ABAPE  et le maitre artiste.

L’équitation était la dernière des trois (03) activités prévues pour marquer cette journée internationale édition 2020 mais la première de la Fondation Tamou. Les trois (03) encadreurs ont été les premiers à monter sur les chevaux pour une partie d’équitation. A la suite des encadreurs, les enfants en situation de handicap s’adonnent à cœur joie à cette activité.

Pour la fondatrice de la Fondation Tamou Madame Assetou BONZI-LAMIZANA, le credo premier de la Fondation c’est les enfants en situation de handicap sont le cœur de travail du début à la fin dans son allocution pour donner du tonus en enfant vivant avec un handicap. Cette journée qui est la première activité de la Fondation Tamou qui coïncide avec la journée internationale des personnes handicapées a pris fin avec la visite de Monsieur Thomas d’Aquin Manager des Volontaires des Nations Unies au Burkina Faso.

Oumar Coulibaly

BURKINA FASO DECORATIONS : PROCEDURE ET DROITS DES RECIPIENDAIRES

CONDITIONS A REMPLIR

Il y a trois types de décoration :
-Décoration à titre normal ;
-Décoration à titre exceptionnel ;
-Décoration à titre posthume.

Pour être décoré à titre normal, il faut :

-Etre de bonne moralité ;
-Jouir de ses droits civiques ;
-Totaliser au moins 15 de service pour les ordres nationaux (Ordre de l’Etalon et Ordre du Mérite) ;
-Totaliser au moins 10 ans de service pour la décoration dans les ordres spécifiques.

En ce qui concerne les avancements et promotions, il faut :

-Totaliser 5 ans de service avec de nouveaux mérites pour passer de Chevalier à Officier et d’Officier à Commandeur;
-Totaliser 4 ans de service avec de nouveaux mérites pour passer de Commandeur à Grand Officier ;
-Totaliser 3 ans de service avec de nouveaux mérites pour passer de Grand Officier à Grand-Croix.

CONTINGENTEMENT DE LA GRANDE CHANCELLERIE

Chaque année, le Grand Chancelier des ordres burkinabè décide par circulaire du nombre de personnes à décorer. Ensuite, il affecte un contingent (nombre) à chaque ministère et institution.

Notons que le Président du Faso, Grand maître des Ordres burkinabè, dispose d’un contingent particulier. Le Grand Chancelier dispose également d’un contingent fixé après avis du Grand Maître.

CONSEIL DE DESIGNATION DES RECIPIENDAIRES

Après l’affectation du contingent par le Grand Chancelier, chaque ministère ou institution met en place un Conseil de désignation composé du ministre, du DRH et des syndicats concernés. Le ministre peut adjoindre d’autres personnes au Conseil de désignation.
Après, les dossiers des personnes désignées sont transmises à la Grande Chancellerie.

REUNION DU CONSEIL DES ORDRES

Le Conseil des ordres se réunit pour examiner les propositions et vérifier le respect des textes. Le Conseil des ordres décide des personnes à décore.

DROITS DE CHANCELLERIE

Toute personne désignée pour être décorée doit s’acquitter d’un montant fixé ainsi qu’il suit :

DANS L’ORDRE DE L’ETALON

Chevalier : 10 000 F
Officier : 30 000 F
Commandeur : 50 000 F
Grand Officier : 100 000 F
Grand-Croix : 150 000 F

DANS L’ORDRE DU MERITE

Chevalier : 7 500 F
Officier : 15 000 F
Commandeur : 25 000 F
Grand Officier : 50 000F
Grand-Croix : 100 000 F

DANS LES ORDRES SPECIFIQUES

Chevalier : 7 500 F
Officier : 15 000 F
Commandeur : 25 000 F

DECORATIONS PROPREMENT DITE.

Après respect de toutes ces étapes, les personnes désignées sont invitées à se présenter aux lieu, date et heure fixée pour la décoration. La personne qui doit porter la médaille au récipiendaire prononce la formule suivante : « M. ou Mme……..Au nom du Président du Faso et des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier (ou Officier, ou Commandeur, etc.) de l’ordre de….. »

AVANTAGES DE LA DECORATION

Le récipiendaire bénéficie des avantages ci-dessous :
-Honneur d’avoir une reconnaissance nationale ;
-Une bonification d’échelon s’il est agent public. Les négociations se poursuivent pour le secteur privé ;
-Priorité à toute personne décorée en cas de concurrence pour la nomination dans un poste.

OBLIGATIONS ET SANCTIONS

Toute personne décorée doit savoir et toujours conserver l’honneur qu’elle a reçu. En cas de poursuite judiciaire contre une personne décorée, des règles sont à respecter :

-Le ministère ou institution doit informer la Grande Chancellerie pour un suivi du dossier ;
-Si les faits reprochés ternissent l’image, la Grande Chancellerie procède à des sanctions : suspension de 2 ans maximum du Conseil des ordres puis retrait de la distinction honorifique ;
-Le juge doit d’abord retirer la médaille (décoration) de la personne avant de prononcer la sanction contre une personne décorée dans l’Ordre de l’Etalon.

Sources : Décret N° 2017-1337 du 30 décembre 2017 portant institution, organisation et fonctionnement des Ordres burkinabè et Décret n°2018-510 du 25 juin 2018 portant droits de chancellerie pour les distinctions honorifiques au Burkina Faso