‘’ Au Burkina Faso, il y’a un faible pourcentage des femmes aux postes stratégiques’’ : YELI Monique KAM à propos du quota genre

L’équipe d’Actuel Média Burkina Faso a rencontré  YELI Monique KAM, présidente du Mouvement pour la Renaissance du Burkina (MRB). Avec elle, les échanges ont porté sur la problématique du quota genre au Burkina Faso. Pour elle, le quota genre est mal appliqué aux pays des Hommes intègres. Elle  souhaite  qu’il y ait une relecture des textes pour une meilleure prise en compte des femmes dans les postes stratégiques au Burkina Faso. Dame Kam déplore par exemple le cas récent de la CENI ou il n’y a qu’une seule femme parmi les quinze commissaires.  

APMBF : une bonne démarche pour les musées

L’Association des Professionnels des Musées du Burkina Faso (APMBF) a tenu du 29 au 30 juillet un atelier de réflexion aux profits des acteurs et actrices de musées au Burkina Faso. Pendant ces 48 h d’échange, les Hommes de musées se sont penchés sur des nouvelles stratégies dans le but d’améliorer leur condition de travail afin d’attirer plus de public dans les musées.

Atelier apMbf

Les 29 et 30 juillet, les acteurs et actrices de musées du Burkina Faso ont tenu leur atelier avec pour thème « Quels musées pour le Burkina Faso ? » Durant ces 48, les acteurs de musée se sont plongés dans une réflexion avec comme objectif : renforcer les capacités de ses acteurs et réfléchir à de nouvelles dynamiques pour la bonne marche des musées au Burkina Faso.
Une occasion à saluer selon monsieur DIOMI représentant du secrétaire général du ministère de la Culture des arts et du tourisme « comme vous le savez, les musées constituent vraiment des institutions très importantes pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel qu’il soit matériel ou immatériel ; mais lorsqu’on fait un tour d’horizon pour voir les conditions difficiles dans lesquelles ces institutions évoluent donc avoir une telle occasion pour réfléchir au cours de ces institutions, c’est vraiment à saluer et à vraiment féliciter »

Quant à la marraine de l’activité, la députée Juliette CONGO « Ces deux jours de travaux ont permis d’être encore plus édifié par rapport à la réalité qu’il y a dans le monde et cela va permettre d’adapter les musées selon les réalités du terrain. Ce que je viens d’apprendre encore aujourd’hui avec les différentes thématiques qui ont été traitées ici ça me permet de réorienter encore la façon de gérer le musée ; la façon de communiquer autour du musée pour permettre aux gens de se sentir. » « Aujourd’hui, on doit avec un recul regarder ce qui est bon et ce qui peut être fait pour que les gens s’intéressent davantage aux musées » a telle ajouté.

Atelier apMbf

L’importance de réfléchir sur les conditions de travail et l’avenir même de l’institution muséale et comment les promouvoir est un idéal pour les organisateurs de cet atelier. « Le musée est un socle pour notre patrimoine culturel et c’est le véritable lieu de conservation et de promotion de nos valeurs culturelles. C’est pourquoi il est nécessaire de réfléchir au bon fonctionnement de ces lieux afin de pouvoir conserver, promouvoir et transmettre nos valeurs culturelles aux générations futures. » Dixit  Monsieur SEDGO CHRISTIAN président de l’Association des Professionnels de Musée du Burkina Faso.

À la clôture de l’atelier, des recommandations ont été faites. Il s’agit entre autres d’une demande à l’association d’être porteuse de dossiers auprès du ministère de la Culture ; ceci concerne les gestionnaires de musées privés, la création d’une application publicitaire dans le but de promouvoir le domaine muséal ainsi que l’accompagnement du secteur privés par le ministère en matière de ressources humaines. 

Dahma De TOURE

Burkina Faso, infrastructures: Le pont de Tanghin a 35 ans.

En effet, le « Pont Martin Luther King » communément appelé Pont de Tanghin a 35 ans en cette année2021. Il a été inauguré le mercredi 30 juillet 1986. Cet ouvrage est le fruit de la coopération entre le Burkina Faso et les États-Unis d’Amérique par l’intermédiaire de l’USAID. Ce pittoresque pont a été créé pour faire la jonction entre les secteurs 23 Tanghin et 12 Paspanga.

Il a été construit par l’entreprise SATOM, appuyé par Ambroise Sawadogo, un éminent ingénieur burkinabè détaché sur le chantier par la direction des TP (travaux publics) burkinabè pour qu’il apporte sa part de compétence avec les ingénieurs de l’USAID, Roger Wood Layton et Victor Layton.

Selon l’ambassadeur des États-Unis, Leonardo Neher, présent à l’inauguration, c’est au mois de juin 1985, que la Mission USAID a reçu les fonds nécessaires pour la construction du pont. Les travaux ont débuté le 15 novembre 1985 et ont duré 8 mois. Il a félicité vivement les ingénieurs ainsi que les ouvriers pour leur efficacité et leur discipline. En vue de perpétuer la coopération fructueuse entre les USA et le Burkina, il a été décidé de commun accord de donner pour nom de baptême « Le Pont Martin Luther King» à cet ouvrage qui est venu à point nommé.

Le pont mesure 100 m de long et 7 m de large. Des trottoirs de 1,80 m le bordent, le pont lui-même fait 5,10m de haut. Le coût total des travaux s’élève à 566 millions FCFA. Selon les ingénieurs, il a une durée moyenne de 50 ans.


La cérémonie d’inauguration a été présidée par le ministre d’État, délégué à la Présidence, Blaise Compaoré qui représentait le président du Faso, le capitaine Thomas Sankara, en mission au 22e sommet de l’OUA à Addis-Abeba. A ses cotés, il y avait  le ministre de la Défense populaire, le Commandant Jean-Baptiste Boukary Lingani, celui de la promotion économique, Henri Zongo et celui de l’équipement, Jean-Léonard Compaoré, et de l’ambassadeur des États-Unis, Leonardo Neher et de nombreux militants du Kadiogo.


Ce pont érigé depuis 1986 est un «passage obligé» pour bon nombre de populations habitant les quartiers Tanghin, Koulweoghin, Somgandin… Il est grand temps pour nos décideurs de réfléchir à la construction d’un pont ultramoderne et plus spacieux pour désenclaver davantage ces quartiers.

Mohamed Sanfo

Economie: L’Eco et le franc CFA, c’est même père et même mère (TAO artiste comédien ivoirien)

Prévu se mettre en place en juin 2020, l’Eco est sujet  à d’énormes polémiques dans l’espace UEMOA ainsi qu’ailleurs. De nombreuses divergences autour de la nouvelle monnaie sensée remplacer le Franc Cfa dans les 08 pays de la UEMOA. Actuel Média Burkina Faso a recueillis les avis du duo d’humoristes Zongo et Tao. Dans la première partie de cette interview, les deux hommes se sont prononcé sur le Franc Eco. Selon ces artistes l’Eco ne sera pas un bon deal pour les pays  membres du projet.

Commune de Ziniaré : Quelles solutions innovantes pour une ville propre ?

Le Jeudi 03 Juin 2021 dans les locaux de la mairie de ZINIARE a eu lieu le lancement des activités du projet ‘’Défit sur la gestion des déchets à Ziniaré’’. D’une durée d’un mois il a pris fin le jeudi 01 Juillet 2021. Pour la mairie et ses partenaires que sont l’association Faso Civic et le Centre Ecologique d’Albert Schweitzer CEAS, l’objectif du projet est de trouver des solutions innovantes afin de favoriser l’adhésion de la population au système de collecte de déchets mis en place.

A Ziniaré, dans le plateau central, la problématique de la gestion des déchets se pose avec acuité. En effet, sur 6000 ménages seulement 5% sont abonnés au système de collecte des déchets. Les 95% qui ne sont pas abonnés, déversent leurs déchets dans les décharges sauvages ou les brulent. Ce qui constitue un véritable problème de pollution de l’environnement selon Monsieur Alain Akian, responsable du département Eau et Assainissement à la mairie de Ziniaré «  lors de nos rencontres avec les responsables d’associations, les femmes qui collectent les déchets nous rapportent le refus des gens à payer pour s’abonner. » Au vu de ce problème la mairie en partenariat avec l’association Faso Civic a mis en place le projet «  Défis sur la gestion des déchets à ziniaré ».

Monsieur Alain akian responsable du département Eau et Assainissement à la mairie de Ziniaré

Lors du lancement des activités, le chef de projet Franck Langevin a expliqué que : «  le projet consiste à utiliser la méthodologie du Design Thinking (01) pour aborder la problématique de la gestion des déchets à Ziniaré. » Durant un mois l’équipe d’innovation doit rencontrer les responsables d’associations et travailler en  immersion avec les collectrices afin de comprendre le parcours des déchets. Aussi l’équipe s’entretiendra avec quelques ménages pour mieux cerner leur appréhension sur le problème, a t’il renchérit.

Les étapes de la mise en œuvre du projet se sont déroulé comme suit

Au cours des deux premières semaines qui ont suivie le lancement, l’équipe de Faso Civic en immersion sur le terrain a pu recadrer le problème. Au cours de la troisième semaine, il y a eu le brainstorming qui a été un cadre d’échanges  et  de partages  d’idées qui a permis de trouver des solutions innovantes afin de palier le problème. A la dernière semaine, les solutions trouvées ont été testées au près des ménages et les responsables des associations. Bien que les solutions trouvées ont été appréciées par les utilisateurs, une rencontre est prévue dans les prochains jours avec tous les partenaires  pour la restitution des résultats. En rappel en 2011, Ziniaré ainsi que 6 autres communes, devenaient des partenaires de l’organisation Centre Ecologique d’Albert Schweitzer (CEAS) du Burkina.  L’organisation accompagne ces communes  à se doter des instruments et des outils  nécessaires pour leur assainissement. L’accompagnement de ce projet fait suite à cet accord de partenariat qui existait déjà.

Catherine Sadia SABA